« MORIS 29 » Le glossaire - ressources/outils - Musiques et danses en Finistère

« MORIS 29 » Le glossaire

M.O.R.I.S : Mots Ressources Incontournables du SOLIMA Finistère (nom choisi parmi une quarantaine proposée lors de la dernière plénière).

Vous pensez encore qu’une balance est un pèse personne ou un truand, ou que quand on tape un bœuf on lui fait mal... Ce glossaire est fait pour vous !

Vous êtes un opérateur de la culture, il sera un appui pour adopter un langage commun, mieux se comprendre ; argumenter, défendre votre projet et qualifier des pratiques, des dispositifs

Vous faites partie d’un groupe et vous cherchez à mieux comprendre l’écosystème dans lequel vous (aspirer à) évoluez

Vous êtes élu ou technicien d'une collectivité et vous souhaitez mieux comprendre les enjeux des professionnels des musiques actuelles

Les mots sont classés par familles :

Environnement de l’artiste : métiers liés à la diffusion, production, création // Technique : scène, répétition, matériel // Administratif : juridique, rapport aux institutions, financement

La fabrique du glossaire : les productions des participants aux ateliers SOLIMA Finistère ont été complétées par des sources fiables (IRMA, FEDELIMA, Fnejma, Pôle des MA en Pays de la Loire, Opale, Collectif RPM, Ministère de la Culture et de la Communication, Orcca, CNV etc.) Rédaction : Clara Canis.

Action culturelle

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > médiation culturelle, publics

Définition pratique

Modes d’intervention visant à favoriser la rencontre entre les publics et une œuvre, entre différents publics et l'artiste, ou entre les participants eux-mêmes (l’œuvre apparaissant alors comme un prétexte à la relation).

Types d’actions culturelles dans les musiques actuelles et objectifs : On distingue les actions liées à  :

  • la diffusion de musiques live  ;
  • la pratique (ateliers, conférences, débats, expositions, projections, répétitions publiques)  ;
  • la rencontre publics-artistes  ;
  • la visite de lieux.

Elles répondent également à des objectifs précis : la sensibilisation à différentes formes de culture, le soutien à la pratique musicale, la découverte d’un secteur professionnel, le souci du lien entre les personnes

Définition

L’action culturelle puise souvent ses fondements idéologiques dans l’éducation populaire  : «  des structures ouvertes à tous, propices à la mixité, s’adressant à des populations dans un souci de construction des identités individuelles et collectives…  » Opale et Fedelima, Actions culturelles et musiques actuelles, Ed. Seteun.

D'où vient le mot

Appréciation : comment mesurer la réussite d’une action culturelle  ? Dans un contexte marqué par l’évaluation quantitative, ne faut-il pas repenser les critères d’appréciation avec les tutelles, pour y intégrer des éléments plus qualitatifs, tels que la mesure de l’utilité sociale des projets, l’incidence des actions sur les personnes (expérience vécue, pratiques culturelles, esprit critique, pouvoir sur leur vie etc.)

Vers une évolution dans la manière de concevoir les actions culturelles  On passe d’une vision basée sur la transmission de savoirs entre un spécialiste et des apprenants à la co-construction d’une expérience partagée en groupe, pour créer un espace d’expression entre les participants et qu’ils s’autorisent à délivrer leurs interprétations personnelles. L’enjeu de la diversification des publics.

Aide

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > accompagnementartiste émergent, politiques publiques

Définition pratique

L’aide évoque un système de subventions (aide financière), de soutien technique, humain, logistique, juridique et/ou stratégique en direction des équipes amateurs et professionnelles.

Définition basée sur les productions des ateliers du SOLIMA 29 animés par Gérard Authelain

Définition

Le mot «  aide  » vient du latin «  adjutare  ». Il désigne tantôt : l’accomplissement d’une action  ; le fait de secourir, d’améliorer la condition d’une personne  ; le fait de s’appuyer sur quelqu’un (notion d’entre-aide) Il peut reposer sur une relation de réciprocité ou introduire une relation de subordination entre celui qui octroie l’aide et celui qui la reçoit.

D'où vient le mot

Les critères qualitatifs ou subjectifs d’attribution d’une aide suscitent le débat  : notion d’innovation, de qualité, d’exigence. Quelles sont les attentes qui se cachent derrière ces mots  ? Ces choix terminologiques laissent la place à des écarts d’interprétation entre le demandeur et l’instance qui attribue l’aide, voire à des incompréhensions (Gérard Authelain).

Atelier

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > acteurconcertation

Définition pratique

Le mot atelier désigne ici un format de travail collectif au sein duquel plusieurs personnes se réunissent. Trois sortes de mobilisation peuvent guider un atelier ou groupe de travail :

  • La réflexion  : à partir d’un constat, d’une problématique posée et réfléchie collectivement,
  • L’action  : suite à une réflexion lors d’une phase de travail antérieure, une action va être décidée et sa mise en place engagée,
  • L’information  : la restitution d’une initiative, d’une solution trouvée, d’une expérience, d’un changement de législation, ou toute autre information. Chaque atelier est animé par un modérateur autour d’une thématique précise et donne lieu à une restitution écrite. Il peut être prolongé sur plusieurs sessions.

Définition

A l’origine, l’atelier est le lieu où un artisan travaille le bois. Par extension, il désignera l’endroit pour exercer une activité ou se rencontrer.

D'où vient le mot

Conduire un atelier est un exercice technique qui requiert d’avoir au préalable identifié les objectifs poursuivis et la méthodologie pour les atteindre, dans le temps imparti. Il suppose également de tenir compte du facteur humain, pour instaurer un climat de confiance, accueillir les intentions des participants, respecter et écouter la parole de chacun.

Enjeux

Endroit où il y a plein d’outils Ruche

Cachet du musicien

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > intermittence

Définition pratique

Mode de rémunération forfaitaire réservé aux artistes et aux techniciens pour leurs prestations, qui deviennent alors salariés du lieu de diffusion ou de l’organisateur le temps de la représentation.

L’employeur est tenu de respecter les rémunérations minimum prévues par les conventions collectives. Elle se calcule en fonction du nombre de représentations, de résidences ou de répétitions dans le mois (et non pas en fonction du nombre d’heures de travail).

La conversion de cachets en heures de travail est effectuée suivant la règle suivante  : 12 heures (cachets dit isolés) pour les contrats de moins de 5 jours. 8 heures (cachets dit groupés) pour les contrats supérieurs ou égaux à 5 jours.

D'où vient le mot

Le cachet minimiserait les heures de travail effectives

L'accès au régime spécifique d'assurance chômage de l’intermittence du spectacle reste difficile car il faut justifier un minimum de 507 heures de travail sur 10 mois et demi pour obtenir une allocation de retour à l’emploi, contre 610 heures sur 20 mois pour les salariés du régime général. Or les professions artistiques sont caractérisées par des contrats courts, avec des heures pas toujours décomptées au réel  : un cachet unique pour une représentation est ainsi comptée forfaitairement comme douze heures de travail (même s'il en a fallu davantage en incluant la création, les répétitions, les costumes,  etc.) et descend à huit heures lorsqu'un contrat dépasse cinq jours. 

Enjeux

… d'aspirine

Collectivités

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > politiques publiques, subventions, dispositif

Définition pratique

Structures administratives françaises qui œuvrent à différentes échelles  : communes, départements, régions, Dom.

Elles sont dotées de compétences obligatoires (attribuées par l’État) et partagées (chacune choisit son domaine d’intervention). Elles visent à prendre en charge les intérêts de la population qui vit sur le territoire  : équipements, enseignement, culture, etc. Une collectivité territoriale est une personne morale de droit public qui exerce sur son territoire certaines compétences qui lui sont dévolues par l'État, dans un processus de décentralisation.

Définition

Pour connaître la répartition des compétences entre les Collectivités territoriales et l’Etat  : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/collectivites-territoriales/competences-collectivites-territoriales/

Les lois de décentralisation ont transféré des compétences exercées avant par l’État  aux  :

  • Communes (urbanisme, sanitaire et social, enseignement primaire, entretient des bibliothèques, musées, écoles de musique, salles de spectacle communales, sport, voirie, ordre public, état civil, fonctions électorales etc.)
  • Départements (enfance, protection des personnes âgées / en situation de handicap, aides sociales, énergie, collèges, aménagement etc. Il a également une  compétence culturelle  : bibliothèques départementales, services d’archives, musées  ; protection du patrimoine etc.)
  • Régions (développement économique, aménagement du territoire, lycées, formation professionnelle, protection du patrimoine, aménagement numérique, développement durable etc.)

D'où vient le mot

Les compétences des missions des Collectivités  évoluent et une clarification s’impose suite à la loi Notre. Les programmes culturels relèvent de positions politiques locales ajustés aux préoccupations de chaque territoire et ne peuvent s’appliquer de manière uniformisée.

Vie publique, Loi Notre du 7 août 2015.

Concertation

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > accompagnementacteur, dispositif

Définition pratique

Démarche structurée et durable dans le temps qui consiste à recueillir le point de vue des parties-prenantes qui s’intéressent au même sujet. On parle de concertation pour désigner la phase d'un projet qui consiste à consulter les parties concernées avant une décision.

Cela suppose de s’appuyer sur un mode de dialogue coopératif, une organisation partagée des responsabilités et de prendre soin des relations humaines. Attention, la concertation n’est pas le lieu du consensus (absence d’opposition) mais bien de l’expression de la pluralité des regards sur une situation.

Définition

Il existe un écart entre la définition originelle du mot et son usage contemporain  : «  Hélin constate ainsi que le mot concertation vient du latin concertatio qui signifier «  dispute, contestation  », alors que l’acception actuelle de ce terme vient de son appropriation par le vocabulaire musical qui associe au mot «  concert  » l’idée d’accord. Jean-Eudes BEURET,  «  Concertation (démarche de)  »,  in  CASILLO  I. avec BARBIER  R., BLONDIAUX  L., CHATEAURAYNAUD  F., FOURNIAU  J-M., LEFEBVRE  R., NEVEU  C. et  SALLES  D. (dir.), 

Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation, Paris, GIS Démocratie et Participation, 2013, disponible en ligne  : http://www.participation-et-democratie.fr/es/dico/concertation-demarche-de

D'où vient le mot

Lecture critique  d’après les travaux de Sherry Armstein sur les échelles de participation citoyenne et les travaux de la SCOP Le Pavé, cahier #2  : Il existe 5 niveaux de participation. Il convient de se mettre d’accord en amont sur le niveau choisi: - l’information  = donner des clés de compréhension sur ce qui va se produire. Sens unique - la consultation = demander un avis aux personnes (sondage, questionnaire). On ne prend pas forcément en compte ces avis dans le choix final. «  Leur avis est pris en compte, mais la décision ne leur appartient pas  » - la concertation = propositions collectives, mais la décision finale est prise ailleurs - la co-décision  = pouvoirs partagés  ; les participants participent à la prise de décision finale.

Contrat de cession

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > groupe, producteur, entrepreneur de spectacle

Définition pratique

De l’appellation exacte «  contrat de cession du droit d'exploitation d'un spectacle  », il s’agit d’un contrat conclu entre un organisateur de spectacles et un producteur.

Le producteur cède des droits de l’artiste à l’organisateur sur une durée déterminée. Il s’engage à donner, dans un lieu dont dispose l’organisateur, un certain nombre de représentations moyennant un tarif négocié.

L’objet de ce contrat est de définir les conditions de la vente du spectacle. A différencier du contrat d’engagement, où la transaction se fait directement entre l’artiste et l’organisateur. Source : CND - http://www.organisateur-spectacle.org/bp/obligations_admin/contrat_vente.php?PHPSESSID=a1d7 Responsabilités «  Le producteur, qui s’est engagé à fournir un spectacle entièrement monté, assume toutes les responsabilités liées au spectacle. Il assume le paiement du cachet des artistes et des techniciens, les indemnités et les charges s’y rapportant, la fourniture des décors, des costumes, des meubles et des éléments de publicité. Source SACD  : http://www.sacd.fr/Contrat-de-corealisation-et-de-coproduction.191.0.html

L’organisateur fournit la salle en ordre de marche, le plateau technique, et en supporte les frais, c’est à dire les salaires et les charges annexes du personnel nécessaire au service général de la salle, le montage ou le démontage des décors, le chargement et le déchargement du matériel, du réglage des lumières etc.  Il assume également toutes les responsabilités relatives à l’accueil du public, à l’encaissement, à la comptabilité des recettes, et en supporte tous les frais.  »

Les clauses essentielles du contrat

Il comporte  : la raison sociale des 2 parties, le numéro SIRET de l’organisateur, les numéros de licence d’entrepreneur de spectacle et les catégories de licence, le nom du représentant, le code APE, la mention du droit de représentation pour le producteur et de la mise à disposition de la salle pour l’organisateur, la date, l’heure et le montant de la représentation, les clauses pour l’enregistrement et la diffusion, les modalités en cas d’annulation etc.

Exemple de contrat

Définition

L’absence de contrats est fréquente dans le secteur et il n’est pas rare que les groupes acceptent de jouer en étant payé (ou seulement défrayé) «  au noir  ». Plusieurs raisons, qui font débat, expliquent cette situation tant du point de vue de l’organisateur que de celui du musicien

Coopération

Administratif (juridique, financement…)


Mots liés > mutualisation, partenariat

Définition pratique

La coopération est une posture relationnelle entre plusieurs personnes ou entre plusieurs structures. Elle signifie «  nous créons ensemble ce que nous voulons et nous le faisons ensemble.  » L’origine de la coopération (1)

Les moteurs peuvent être  :

  • l’envie de s’associer autour d’un projet partagé, de mettre en commun du sens, des valeurs
  • le besoin, les moyens (partir de l’identification des besoins nécessaires à chacun)

(1) Artfactories, Les pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel, disponible en ligne  : http://www.artfactories.net/IMG/pdf/actes_CRESS_2011_web.pdf

Définition

Il est construit à partir du verbe latin «  cooperari  », composé du préfixe «  com  » = par et du verbe «  operari  » = «  travailler ensemble, avec  ». Ce point étymologique nous fait faire un bon en arrière de 3000 an, pour nous montrer que l’acte de coopérer existait déjà dans l’Antiquité.

D'où vient le mot

La coopération est une alternative à :

  • La domination (j’impose et tu suis mes ordres)
  • La démission, le retrait, la fuite (je m’éloigne pour ne pas faire ce que tu m’imposes)
  • La soumission, la complaisance (je fais ce que tu m’imposes à contrecœur)

Elle apparaît comme la 4éme alternative la plus égalitaire pour chaque partie prenante afin de conjurer des situations binaires (je gagne, tu perds / je perds, tu perds / je perds, tu gagnes). Coopérer suppose de se doter d’outils, de règles de gouvernance et de faire preuve d’imagination.

Est-ce que coopérer implique toujours de mutualiser  ?

Mutualiser c’est toujours de la coopération (on fait ensemble). Coopérer n’implique pas nécessairement de mutualiser des moyens, des savoir-faire…

Coopérer, c’est «  faire ensemble  », mutualiser c’est «  faire ensemble et avec des moyens communs  ».

Economie Sociale et Solidaire

Administratif (juridique, financement…)

Définition pratique

Le secteur de l'ESS regroupe les organisations privées ou publiques (entreprises sociales, coopératives, associations, IAE, mutuelles ou fondations) qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale. Elles représentent 10% de l’économie française. Ses principes fondateurs : humain au centre de l’économie, gestion démocratique et participative («  1 personne = 1 voix  », implication des parties prenantes), recherche d'une utilité collective, lucrativité limitée (bénéfices réinvestis au service du projet), liberté d’adhésion, développement soucieux de l’harmonie environnementale, etc.

Définition

Quelques dates clés :

  • 1992 : Création de la  1ère Chambre régionale de l’économie sociale  (CRES) en Pays de la Loire
  • 2012 : Création du Ministère de l'économie sociale et solidaire, délégué au ministère de l'économie et début d'un travail sur la loi relative à l'ESS (2)
  • 31 juillet 2014 : Le projet de Loi sur l'ESS est adopté à l'Assemblée Nationale, dite loi Hamon. Il marque la reconnaissance législative «d’un mode d’entreprendre différent» du capitalisme.(3)

(2) CRESS de Franche-Comté, Histoire de l’ESS, disponible en ligne  : http://www.cress-fc.org/index.php/economie-sociale-et-solidaire (3) Portail de l’Economie et des Finances, Les 5 objectifs de la loi sur l’ESS, disponible en ligne  : http://www.economie.gouv.fr/ess-economie-sociale-solidaire/loi-economie-sociale-et-solidaire

D'où vient le mot

A l'image de l'économie globale, certains acteurs du secteur des musiques actuelles relèvent de l'ESS mais pèsent peu face aux géants de l'industrie musicale.

Enjeux

Escargot Super Sonique Encéphale Subtile et Super-visonnaire

Musiques actuelles

Administratif (juridique, financement…)

Définition pratique

«  Le terme de musiques actuelles regroupe les musiques amplifiées (rock et dérivés, électro, pop, …) mais aussi la chanson, le rap, le jazz et les musiques improvisées, les musiques traditionnelles et les musiques du monde. On peut aussi caractériser les musiques actuelles comme des musiques populaires, par opposition aux musiques savantes.

Elles peuvent enfin être définies par déduction, en considérant qu’elles englobent tout ce qui n’est pas musiques classiques, anciennes, baroques, contemporaines ou folkloriques » (1). L’appellation «  Musiques Actuelles  » est controversée. Les MA sont traversées par plusieurs courants, esthétiques et cultures, dont on situe tantôt les prémisses du côté de la scène alternative, tantôt au moment où elles ont été reconnues par le Ministère de la Culture sous cette appellation en 1984. On peut donc plutôt les résumer par «  un ensemble d’activités, voire une mobilisation culturelle portée par une grande partie de la population sur nos territoires  », ou comme «  la musique, tout simplement.

(2)» (1) Etat des Lieux des MA- Musiques et Danses en Finistère – 2011 (2) FNCC  / IRMA, Le développement de1s musiques actuelles et leur entrée en politiques publiques, disponible en ligne sur  le site de l'IRMA

Définition

«  Le terme “musiques actuelles” a été employé pour la première fois à la fin des années 70. Il s’agissait alors de parler de “pop music” et de “culture rock” en évitant de prononcer ces mots afin d’obtenir l’accès à des salles municipales. On retiendra de cette genèse que son utilisation est bien un élément de médiation pour tenter d’entrer en politiques publiques.[…]

Cette musique existait bien avant qu’elle soit dite “actuelle” et possédait déjà, bien avant les années 80, une histoire, une reconnaissance médiatique, une activité industrielle, des lieux mythiques, des vedettes françaises, des groupes locaux, des magasins de disques qui montent des labels, des magasins d’instruments qui louent des sonos, des émissions de radio plus que fameuses, des magazines spécialisés, des émissions de télévision, des méga concerts aux abattoirs de la Villette… et même un déjà grand festival de chanson française à Bourges.

Mais tout ceci relevait encore — au choix — de l’underground, du microcosme, des sous-cultures, des dominations anglo-saxonnes, des musiques de jeunes, des branchés ou du marché du disque… Bref, en aucune manière des politiques publiques.(2) »,

D'où vient le mot

Le probl7me que recouvre l'usage de ce terme est symptomatique de l'impossibilit2 d'embrasser (ou d'enfermer) sous un seul vocable une partie des musiques faisant partie d'un tout : la musique

Résidence (de création)

Administratif (juridique, financement…)

Définition pratique

Le terme peut désigner la période et/ou le lieu d’accueil temporaire d'un artiste ou d'une équipe artistique pour lui permettre d’approfondir un projet artistique existant, de créer une nouvelle œuvre (album, spectacle…), d'expérimenter (composition, arrangement, écriture, scénographie…), ou d'approfondir un aspect technique (arrangement, balance…). Elle peut nécessiter la présence d'un intervenant spécialisé.

 

           

MUSIQUES ET DANSES
EN FINISTÈRE
1 allée françois truffaut
29000 QUIMPER

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